» Les dépenses de personnel ont augmenté de 22.36 % sur la mandature «
FAUX Les 22,36 % correspondent au pourcentage entre l’année 2019 et l’année 2024. Cet indicateur n’est pas pertinent puisqu’il ne traduit absolument pas l’évolution des charges de personnel. Vous trouverez ci-dessous l’évolution réelle.
Monsieur Bruletti oublie de préciser que les charges de personnel représentaient en 2019 62.76 % des charges CAF alors qu’en 2024 ces charges de personnel ne représentent que 55.25 %.
Année | Milliers euros | Évolution n/n-1 | En % charges CAF |
2019 | 1748 | 62.76% | |
2020 | 1868 | 6.86% | 65.20% |
2021 | 2005 | 7.33% | 63.52% |
2022 | 1938 | -3.34% | 60.32% |
2023 | 2058 | 6.19% | 57.82% |
2024 | 2139 | 3.94% | 55.25% |
La comparaison année par année nous montre que les charges de personnel sont stables.
Le pic de 2023 correspond :
Comme pour toute Commune, l’effet GVT (glissement vieillesse-technicité) est effectivement de l’ordre de 1 à 2 % par an en raison de l’avancement d’échelon automatique des agents.
Charges de personnel | Evolution | Effectifs | |
2019 | 1 836 032.78 € |
| 49 |
2020 | 1 946 283.63 € | 6.00% | 50 |
2021 | 2 046 329.34 € | 5.14% | 52 |
2022 | 2 024 393.15 € | -1.07% | 50 |
2023 | 2 094 272.66 € | 3.45% | 50 |
2024 | 2 164 264.41 € | 3.34% | 49 |
2025 |
|
| 48 |
Evolution moyenne 2019 à 2025 | 2.78% |
| |
Les effectifs baissent régulièrement depuis 2021 grâce à la réorganisation des services sans recours aux recrutements.
L’analyse détaillée de l’évolution des dépenses de personnel montre donc une gestion rigoureuse et maîtrisée malgré un contexte d’inflation et de réformes nationales.
« Les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 23.33 % entre 2019 et 2024 »
FAUX Les 23,33 % correspondent au pourcentage entre l’année 2019 et l’année 2024, cela ne traduit absolument pas l’évolution des dépenses. Vous trouverez ci-dessous l’évolution réelle.
Il est effectivement aisé d’aligner des chiffres sans les mettre en perspective, on pourrait aussi dire que les dépenses de fonctionnement ont augmenté de 70 % entre 1950 et 2024………………
Dépenses | ||
Année | Milliers euros | Évolution n/n-1 |
2019 | 3446 |
|
2020 | 2958 | -14.16% |
2021 | 3179 | 7.47% |
2022 | 3264 | 2.67% |
2023 | 3608 | 10.54% |
2024 | 4250 | 17.79% |
Evolution moyenne 2019-2024 | 3.56% | |
De plus, Monsieur Bruletti a omis d’évoquer les recettes de fonctionnement. Elles ont augmenté chaque année sans hausse de la fiscalité locale. Selon la méthode de calcul de Monsieur Bruletti, l’augmentation est de 14,09 %. L’évolution réelle est décrite ci-dessous.
Recettes | ||
Année | Milliers euros | Évolution n/n-1 |
2019 | 3691 |
|
2020 | 2976 | -19.37% |
2021 | 2976 | 0.00% |
2022 | 3235 | 8.70% |
2023 | 3733 | 15.39% |
2024 | 4211 | 12.80% |
Evolution moyenne 2019-2024 | 2.22% | |
Les dépenses de fonctionnement ont été maîtrisées malgré l’inflation des coûts de l’énergie et des matières premières qui pèse sur les charges à caractère général de toutes les collectivités territoriales.
« Qu’en est-il de la capacité d’autofinancement (CAF) ? »
Voici les chiffres :
Année | CAF | Excédent brut |
2019 | 273 | 346 |
2020 | 46 | 128 |
2021 | -180 | -55 |
2022 | -2 | 49 |
2023 | 142 | 200 |
2024 | -28 | 186 |
L’évolution de la CAF et des excédents bruts ci-dessus montre effectivement une tendance à la baisse car la commune a fait le choix de financer ses investissements sans avoir recours massivement aux emprunts (option retenue lors de la précédente mandature).
La Commune a su maintenir ses projets phares : 2,75 M d’investissement ont été réalisés entre 2020 et 2024 (les chiffres 2025 n’étant pas encore consolidés).
En 2023, la Commune a renforcé ses recettes de fonctionnement grâce à la gestion en régie du camping municipal (environ 170 000 € de recettes).
De plus, la Commune a fourni un effort notable durant le mandat pour réduire sa dette. Entre 2021 et 2024, la dette de Besse-sur-Issole a ainsi diminué de plus de 21 %.
A fin 2024, le niveau d’endettement de la Commune est inférieur de 14 % à la moyenne des Communes de même strate démographique.
En 2024 toujours, à Besse-sur-Issole, la dette par habitant est de 546 € contre 635 € pour les Communes de même strate.
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Nous avons tout de même un point d’accord avec Monsieur Bruletti : maîtriser les finances, c’est protéger l’avenir des habitants de Besse-sur-Issole.
Pour favoriser la transition énergétique et maîtriser durablement nos finances, nous souhaitons la réalisation du parc photovoltaïque n° 2 qui rapportera à la Commune une redevance, hors retombées fiscales, de 225 000 € /an pendant 41 ans.
De quoi envisager sereinement la poursuite des projets structurants pour le village.
Nous tenons aussi à rappeler à Monsieur Bruletti que le mandat a débuté en 2020, dans un contexte marqué par le COVID, et non en 2019.
Maire de Besse depuis 2020, Éric Collin est candidat à sa succession en mars 2026. « Nous étions novices lorsque nous sommes arrivés à la mairie », rappelle l’édile. « Nous avons appris sur le tas. Il est clair qu’il est nécessaire de faire un autre mandat pour terminer tout ce que nous avons entrepris. » Accompagné d’une liste « sans étiquette et apolitique, et renouvelée aux deux tiers » intitulée « Ensemble pour Besse », le premier magistrat énumère les projets à terminer : « Il y a la création d’un deuxième parc photovoltaïque de 16 hectares, lequel permettrait à la commune de dégager 250 000 euros de rente par an jusqu’en 2041. Il y a le désenclavement du village avec un rond-point et des parkings pour faciliter l’accès au centre-ville, ainsi que l’aménagement des bords du lac. Deux aménagements menés dans le cadre du programme « Village d’avenir ». »
L’édile a aussi mentionné « la maison intergénérationnelle prévue entre le collège et l’Ehpad, dont les travaux doivent débuter au début de l’année 2026 ».
De nouveaux projets dans les cartons
« Nous avons aussi émis plusieurs nouvelles idées avec les membres de la liste », annonce le Bessois. « Nous envisageons de déménager la police municipale à la Perception. Nous souhaitons créer une maison des associations dans les locaux de l’ancienne mairie », enchaîne Éric Collin. « Nous avons aussi pour projet l’agrandissement du camping municipal permettant de doubler son nombre d’emplacements et réfléchissons à la création d’une aire dédiée aux camping-cars. » Et de rester prudent : « Tout dépendra du budget de la commune dans un contexte de baisse des dotations de l’État. »
Un bilan à défendre
À ce sujet, l’élu se félicite de sa gestion : « Nous avons fait 2,75 millions d’euros d’investissements sans le recours à l’emprunt et baissé la masse salariale de 4,5 équivalents temps plein, tout en investissant dans tous les domaines. » À ce sujet, Éric Collin en profite également pour défendre le bilan de l’équipe municipale. « Nous avons réussi à redynamiser notre commune », estime-t-il. « Nous sommes parvenus à rénover totalement la place Noël-Blache, essentielle à la vie du village ; nous avons amélioré l’accessibilité du centre. L’éclairage de la commune est désormais passé en LED à 100 %. » Et de poursuivre : « Nous avons relancé le Comité communal feux de forêt (CCFF), la Maison des jeunes et rouvert la bibliothèque municipale. »
« Nous avons aussi amélioré la communication de la municipalité, et créé une astreinte pour les élus et les services techniques, ajoute-t-il. Le château est vendu. Il va devenir un centre d’art ouvert au public. » Et de conclure : « Notre seul intérêt est celui du village. »
Jérémy Pastor Var Matin